Affaire dite « Pape Cheikh Diallo et Cie » : une enquête judiciaire au cœur du débat public

Une enquête judiciaire menée par la Brigade de recherches de la Compagnie de gendarmerie de Keur Massar suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique. Entre les 4, 5 et 6 février 2026, douze personnes dont l’animateur de la TFM Pape Cheikh Diallo et le chanteur Djiby Dramé ont été placées en garde à vue dans le cadre d’une procédure portant sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH/sida par rapports sexuels non protégés, ainsi que de mise en danger de la vie d’autrui.

Parmi les personnes interpellées figurent notamment un animateur de télévision et un artiste chanteur, dont les noms largement relayés sur les réseaux sociaux ont contribué à médiatiser l’affaire. Les autres mis en cause exercent des professions diverses, allant du commerce à l’artisanat, en passant par le secteur administratif et bancaire.

Selon des sources proches de l’enquête, les douze suspects sont actuellement maintenus en garde à vue, sous la supervision du procureur de la République près le tribunal de Pikine-Guédiawaye. Les investigations se poursuivent afin d’établir les responsabilités éventuelles et de déterminer l’ampleur réelle des faits reprochés.

Toutefois, face à la multiplication d’informations et de commentaires sur les plateformes numériques, la défense de l’un des principaux mis en cause est sortie de son silence. Contacté par la presse, Me Abdou Dieng, avocat de l’animateur de télévision Pape Cheikh Diallo, a formellement démenti les informations circulant en ligne, les qualifiant d’« infondées ».

L’avocat affirme que son client conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés et rappelle que le dossier se trouve toujours au stade de l’enquête préliminaire. Il insiste également sur la nécessité de respecter la présomption d’innocence, principe fondamental du droit, tant que la justice ne s’est pas prononcée.

Dans un contexte social particulièrement sensible, cette affaire relance le débat sur le traitement médiatique des dossiers judiciaires en cours, ainsi que sur la responsabilité des réseaux sociaux dans la diffusion d’informations non vérifiées. Les autorités judiciaires, pour leur part, appellent à la retenue et soulignent que seules les conclusions de l’enquête permettront d’éclairer l’opinion sur cette affaire aux multiples ramifications.