Le nom de l’ancien président sénégalais, Macky Sall, a circulé avec insistance dans ces derniers temps. Fort de son expérience à la tête de l’organisation panafricaine et de son plaidoyer réussi pour l’intégration de l’UA au G20, il fait figure de candidat naturel pour beaucoup.
Cependant, sa marche vers New York reste entravée par des incertitudes politiques internes. Pour être officiellement retenue, sa candidature devrait être formellement portée par son pays d’origine. Or, les relations actuelles entre l’ancien chef d’État et les nouvelles autorités de Dakar rendent ce soutien, pour l’heure, hypothétique. Pour l’heure, Dakar n’a pas commenté ce sujet.
Si l’Afrique hésite encore sur son futur candidat, d’autres régions ont déjà avancé leurs pions. Quatre profils de haut niveau dominent actuellement la scène. Michelle Bachelet (Chili), l’ancienne présidente et ex-Haute-Commissaire aux droits de l’homme est officiellement soutenue par son pays et une partie de l’Amérique latine.
Rafael Grossi (Argentine), l’actuel Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) mise sur son profil technique et sa gestion des crises nucléaires.
Secrétaire générale de la CNUCED, Rebeca Grynspan du Costa Rica, est aussi en lice. Elle bénéficie d’une solide expertise économique et d’une connaissance fine des rouages onusiens.
Pour les dirigeants africains, l’enjeu des prochaines semaines sera de transformer les « réflexions » d’Addis-Abeba en un acte diplomatique concret.