Bruxelles : le [IN]VISIBLE Festival 2026 met la technologie au service des mémoires oubliées

La 3ᵉ édition du [IN]VISIBLE Festival, événement international porté par Géraldine Bueken, fondatrice de XR4Heritage, s’est tenue du 25 au 27 mars 2026 à la Bibliothèque Royale de Belgique (KBR) à Bruxelles, à Bruxelles. Dédié à l’art augmenté, à l’intelligence artificielle et aux nouvelles expériences mémorielles, le festival a rassemblé pendant trois jours artistes, chercheurs et professionnels du numérique autour d’un objectif commun : révéler les parts invisibles de l’Histoire grâce aux technologies.

A travers installations immersives, conférences et démonstrations, l’événement a mis en évidence le rôle croissant des outils numériques et de l’IA dans la valorisation du patrimoine et des récits oubliés. Créé en 2024, le [IN]VISIBLE Festival repose sur une conviction forte : les technologies émergentes peuvent être mises au service du bien commun en donnant une voix aux histoires marginalisées, dans une approche à la fois culturelle, sociale et éducative.

L’édition 2026 s’inscrit dans la continuité d’un large écosystème de partenaires engagés, parmi lesquels le Réseau Francophone Numérique, l’Organisation internationale de la Francophonie, Wallonie-Bruxelles International, hub.brussels, la Région de Bruxelles-Capitale ou encore le KU Leuven Digital Society Institute.

Au-delà de sa dimension artistique, le festival s’est affirmé comme une véritable plateforme de coopération internationale, renforçant les liens entre l’Europe, l’Afrique et le Québec. Des personnalités telles que Farah Dehon, Vassil Kolarov ou Chiraz El Fassi ont pris part aux échanges.

Cette édition a réuni plus de 80 intervenants venus de 15 pays, issus des secteurs des archives, de la création artistique, de l’intelligence artificielle, de l’éducation, des médias et de la diplomatie culturelle. Ensemble, ils ont partagé leurs expériences dans le cadre prestigieux de la Bibliothèque royale de Belgique, lieu emblématique du savoir européen.

Le festival s’est structuré autour de quatre grandes communautés : les créateurs de récits (artistes, auteurs, studios), les gardiens de la mémoire (musées, archives, universités), les architectes technologiques (IA, XR, data) et les prescripteurs (institutions, médias, diplomatie). Une approche transversale qui favorise les synergies entre disciplines et secteurs.

Sur le plan académique, des collaborations ont émergé avec des institutions telles que SynHERA, HE2B, NETINFO et le Tunis International Center for Digital Cultural Economy. Des acteurs culturels majeurs comme le Musée des Civilisations Noires ou le Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose ont également été associés.

Sur le plan économique, le festival a facilité les connexions entre porteurs de projets et réseaux internationaux, notamment MTL connecte, Fak’ugesi Festival et UnitedXR Europe.

Par ailleurs, l’édition 2026 s’est inscrite dans une dynamique de coopération Europe–Afrique–Québec, tout en mettant en lumière le rôle des volontaires numériques dans la sauvegarde des patrimoines menacés, en écho à l’Année internationale des volontaires des Nations Unies.

Les organisateurs du festival ont également salué le soutien de partenaires institutionnels tels que la Bibliothèque royale de Belgique, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la Délégation générale du Québec à Bruxelles, hub.brussels, Urban.brussels,, ou encore ICOM Belgique Wallonie-Bruxelles International (WBI), KU Leuven Digital Society Institute.

Enfin, la réussite de cette édition repose aussi sur l’engagement d’une équipe mobilisée, notamment Joe Hess, Younes Jamli, Nadia Segers, Jemima Kulumba, Delphine Timmermans, Benjamin Wautier et Chadi Abou Sariya, ainsi que sur la contribution de structures créatives comme Miam Miam Creative Lab, RamziTV, Silverray et Nathalie Delia.

En réunissant ces multiples acteurs, le [IN]VISIBLE Festival confirme sa vocation : être un carrefour d’innovation où se rencontrent création artistique, recherche technologique et engagement sociétal, positionnant Bruxelles comme un hub incontournable des nouvelles écritures numériques au service de la mémoire et du patrimoine.