CSW70 : Le Sénégal met en avant ses bonnes pratiques lors du Side évent du Mali sur les réponses endogènes aux VBG

Ce 13 mars, au siège des Nations Unies à New York, la République du Mali a organisé un événement parallèle de haut niveau consacré aux réponses endogènes dans la lutte contre les violences basées sur le genre, mettant en avant le rôle des autorités traditionnelles, coutumières et religieuses.

La rencontre, présidée par Mme Sanogo Djenebou Diarra, Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille du Mali, a réuni plusieurs délégations africaines, dont celle du Sénégal présente au nom de Mme Maimouna Diéye, Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités.

Parmi les hautes personnalités présentes figuraient également Mme Pauline Adeline Patricia Lamah, Ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités de la République de Guinée ; Dr Maxime Houinato, Directeur régional d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCARO) ; une importante délégation du Burundi, ainsi que des représentants de plusieurs pays africains et de l’Union africaine.

La délégation sénégalaise était composée de Mme Astou Fall, Conseillère technique du Ministre, du Dr Rokhaya Diakhaté, Directrice de la Famille, de Mme Ndiaye, CGE du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, et de Mme Madjiguène Diop, Coordinatrice de la Cellule d’Appui à la Protection de l’Enfance (CAPE).

À cette occasion, la délégation sénégalaise a partagé l’expérience du Sénégal dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, notamment à travers le Comité technique national MGF/VBG, le projet Karangue, mis en œuvre dans 7 régions du Sénégal, les Centres de Prise en Charge Unique pour les victimes de violences et la plateforme nationale de signalement Allô 116.

Parmi les bonnes pratiques présentées, figurent également :

– la sensibilisation communautaire et l’éducation des jeunes pour l’éradication des Mutilations Génitales Féminines (MGF) ;

– l’accompagnement psychosocial et économique des survivantes pour leur autonomisation ;

– l’implication des leaders religieux et communautaires comme relais de prévention et de changement des normes sociales ;

– la coordination multisectorielle entre État, société civile et partenaires internationaux pour renforcer l’efficacité des actions.

Ces initiatives illustrent l’engagement du Sénégal à promouvoir la protection, les droits et l’autonomisation des femmes et des filles, et confirment l’importance d’une approche africaine, inclusive et multisectorielle pour lutter durablement contre les violences basées sur le genre.