La Francophonie scientifique, « une réalité à consolider », affirme l’OIF

La Francophonie scientifique n’est plus un rêve à bâtir mais une réalité à consolider, a affirmé jeudi à Dakar Caroline Saint-Hilaire, administratrice de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Elle a appelé les États membres à ancrer davantage cette dynamique dans leurs politiques publiques.

« La Francophonie scientifique n’est plus un rêve à bâtir, c’est une réalité à consolider. Une réalité qui doit désormais s’enraciner dans nos politiques publiques », a déclaré Mme Saint-Hilaire lors de la cérémonie de clôture de la Semaine nationale de la Francophonie scientifique, couplée à la 19ᵉ Assemblée générale de la Francophonie universitaire.

Selon elle, la Francophonie scientifique doit irriguer les institutions, inspirer les programmes et nourrir les initiatives de demain. L’administratrice de l’OIF a salué la portée politique, stratégique et humaine des travaux menés au cours de la rencontre.

Elle a mis en exergue trois orientations majeures issues des échanges : le renforcement de la gouvernance des réseaux scientifiques francophones, l’accroissement de la visibilité de la production scientifique en français et et la place centrale de la jeunesse et de l’innovation dans les priorités à venir.

    « La diffusion du savoir en français est un acte de souveraineté intellectuelle », a-t-elle ajouté, remerciant les autorités sénégalaises pour leur accueil et leur engagement en faveur du rayonnement de la Francophonie scientifique.

    Un engagement collectif pour une science francophone autonome

    Prenant la parole à son tour, le ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, a réaffirmé l’attachement du Sénégal à la coopération universitaire francophone. Il a rappelé les réformes engagées pour mieux aligner la formation, la recherche et l’innovation aux besoins socio-économiques du pays.

    Le ministre a salué la validation de la Déclaration de Dakar par 18 pays francophones, qu’il considère comme la preuve d’un engagement collectif pour une autonomie scientifique renforcée et un réseautage accru des universités francophones.

    « C’est ensemble que nous pourrons construire des universités plus inclusives, plus innovantes et plus ancrées dans les réalités de nos peuples », a-t-il déclaré, appelant à faire de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) un bien commun, véritable plateforme d’échanges académiques et scientifiques.

    Une diplomatie scientifique en expansion

    La rencontre, qui a réuni à Dakar des délégations ministérielles et des représentants de plus de soixante établissements d’enseignement supérieur, s’inscrit dans la volonté de faire de la diplomatie scientifique un levier durable d’influence et de coopération au sein de l’espace francophone.