Depuis le début de l’offensive militaire qu’il a lancée contre l’Iran aux côtés d’Israël, samedi 28 février, Donald Trump s’était déjà exprimé, mais très solennellement, derrière un pupitre face caméra. Pour la première fois, il répondait à des questions de journalistes.
Donald Trump a répondu à des questions de journalistes, un peu à la volée, comme il le fait très régulièrement lorsqu’il reçoit des dirigeants internationaux, comme c’était le cas avec le chancelier allemand Friedrich Merz, ce mardi 3 mars 2026, rencontre prévue de longue date, lors de laquelle ils devaient parler des tarifs douaniers de la guerre en Ukraine. Bien évidemment, ils ont surtout parlé de la situation au Proche et au Moyen-Orient en ce moment.
Le président américain toujours aussi confiant
Il est aussi sûr de lui et de son opération contre l’Iran. Il s’est présenté mardi 3 mars, devant les caméras pour cette séance de questions-réponses. Donald Trump a d’abord redit ce qu’il avait écrit sur son réseau social. Il affirme que presque toutes les capacités militaires de l’Iran ont été éliminées, la force aérienne, la marine, les défenses antimissiles, les dirigeants eux-mêmes, il fallait faire quelque chose, ajoute-t-il, contre ce régime qui nous défie depuis 47 ans.
Donald Trump assure qu’Israël n’a pas forcé la main des Américains, ce que pouvait laisser entendre hier le secrétaire d’État Marco Rubio. Il a déclaré qu’Israël était sur le point d’attaquer, que les États-Unis craignaient d’être pris pour cible et ont donc pris les devants, Donald Trump estime lui que l’Iran allait attaquer en premier, voici ce qu’il a déclaré : « On était en train de négocier avec ces fous et d’après moi, ils allaient nous attaquer en premier si on ne faisait rien. J’étais convaincu de cela. On a de très bons négociateurs, des gens formidables qui font ça avec beaucoup de succès, ils l’ont fait toute leur vie. Mais vu la manière dont les négociations se déroulaient, je pense qu’ils nous auraient attaqués en premier et je ne voulais pas que ça arrive. » Donald Trump suggère que c’est plutôt lui qui a forcé la main d’Israël, il ne donne aucun détail, aucun autre élément qui accréditerait cette allégation que l’Iran allait frapper en premier.
Le pire scénario
Pour lui, « le pire scénario » serait l’arrivée d’un dirigeant en Iran « aussi mauvais » qu’Ali Khamenei, qui a donc été tué, et il précise que les remplaçants, que son administration avait en tête, sont tous morts.
En réponse à une question sur les Européens, Donald Trump tient des propos très durs contre l’Espagne, qui ne soutient pas l’opération contre l’Iran et n’aurait pas permis aux Américains d’utiliser certaines bases, et, vu sa faible implication dans l’OTAN, le président américain menace de cesser tout commerce avec l’Espagne. Et puis une pierre aussi dans le jardin du Royaume-Uni, qui a également refusé aux Américains un recours à une de leurs bases, ce n’est plus l’époque de Churchill, déplore Donald Trump.