Les récentes restrictions de visas imposées par les États-Unis à plusieurs pays africains ne sont plus de simples ajustements administratifs. Elles traduisent une vision inégalitaire de la mobilité mondiale.
Elles constituent un signal politique fort, qui interroge la nature même des relations entre l’Afrique et ses partenaires dits stratégiques. Face à ces décisions unilatérales, fragmentées et souvent injustifiées, le silence ou les réactions isolées ne sont plus une option. L’heure est à une réponse collective, concertée et souveraine des pays africains concernés.
Une mesure discriminatoire aux conséquences profondes
Derrière l’argument sécuritaire ou administratif avancé pour justifier ces restrictions se cache une réalité plus préoccupante : une vision sélective de la mobilité mondiale, où les citoyens africains sont systématiquement perçus comme des migrants indésirables plutôt que comme des partenaires, des étudiants, des entrepreneurs ou des diplomates légitimes.
Ces restrictions pénalisent directement :
Les étudiants africains,
Les chercheurs et universitaires,
Les entrepreneurs et investisseurs,
Les familles,
Et plus largement l’image de l’Afrique sur la scène internationale.
Elles renforcent un sentiment d’injustice et d’humiliation, tout en contredisant le discours officiel de coopération, de partenariat et de respect mutuel.
L’échec des réponses individuelles
Réagir pays par pays, dans la discrétion diplomatique, a montré ses limites. Les mesures unilatérales appellent des réponses multilatérales. Tant que les pays africains resteront divisés, ils continueront d’être traités comme des acteurs secondaires, interchangeables et peu audibles.
L’histoire récente démontre pourtant que lorsque l’Afrique parle d’une seule voix sur le climat, la dette ou la réforme des institutions internationales elle peut peser.
Pour une riposte africaine coordonnée