Les États-Unis ont réuni, les 8 et 9 février à Madrid, l’ensemble des acteurs du conflit du Sahara occidental, dont le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario, en présence de représentants de l’ONU et de responsables américains. Bien qu’aucun communiqué officiel n’ait été publié à l’issue des discussions, cette rencontre semble avoir permis certaines avancées.
Selon des sources sahraouies, les parties auraient convenu de la création d’un comité technique composé d’experts juridiques et politiques internationaux, chargé de travailler sur un accord-cadre dont la signature pourrait intervenir en mai prochain à Washington.
Les échanges ont principalement porté sur le plan marocain d’autodétermination, qui a été étoffé mais continue de susciter des réserves, notamment de la part de l’Algérie. Deux points restent particulièrement sensibles : le mode de désignation de l’exécutif régional du Sahara occidental et la question de la fiscalité et du partage des richesses de la région.
Ces pourparlers s’inscrivent dans une initiative diplomatique américaine menée depuis plusieurs mois pour relancer le processus de règlement du conflit, dans un contexte de pressions graduelles exercées par Washington pour favoriser un compromis.