Entre janvier et juin 2025, 1 080 migrants sénégalais en détresse ont été rapatriés et accueillis à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass. Le Bureau d’Accueil, d’Orientation et de Suivi des Sénégalais de l’Extérieur et des Migrants (BAOS) a pris en charge leur retour, selon son rapport semestriel.
Au total, 2 957 personnes ont bénéficié des services du BAOS sur cette période. Plusieurs centaines de candidats à l’émigration ont ainsi reçu un accompagnement comprenant formations, financements, sensibilisation et informations.
Le rapport fait état d’un soutien multidimensionnel :
- 461 cas sociaux,
- 496 cas psychosociaux,
- 14 cas sanitaires,
- 922 cas économiques.
Le BAOS a également organisé des formations pour 341 migrants et octroyé un appui financier à 113 d’entre eux. Parallèlement, des campagnes d’information et de prévention ont touché plus de 10 000 personnes, portant sur les dispositifs de soutien économique de l’État et les risques liés à la migration irrégulière.
Dans le cadre de la migration circulaire, un accord bilatéral avec l’Espagne a permis à 447 travailleurs saisonniers sénégalais d’accéder à un emploi temporaire dans ce pays.
Le 16 septembre 2025, un sauvetage spectaculaire est survenu au large de Dakar. Moussa Diallo, un pêcheur sénégalais, a porté secours à 112 migrants dérivant en mer depuis cinq jours à bord d’une pirogue partie de Gambie et abandonnée par son capitaine. Prévenue, la Marine nationale a escorté les passagers jusqu’à la côte, où ils ont été pris en charge par la Gendarmerie.
Tous ont survécu, bien qu’en état de grande fatigue. Un migrant a été hospitalisé, tandis que quelques passagers, notamment des femmes, auraient quitté les lieux avant l’arrivée des autorités.
Quelques jours plus tôt, le 5 septembre, 23 candidats à la migration clandestine avaient été interceptés à Mbodiène et ses environs, en même temps que leur présumé organisateur.
Malgré les efforts de dissuasion, les départs vers les îles Canaries continuent, bien qu’en recul : environ 12 000 arrivées ont été enregistrées depuis janvier 2025, contre plus de 26 000 à la même période en 2024. Le durcissement des contrôles au Sénégal, en Mauritanie et au Maroc a contribué à déplacer les routes migratoires plus au sud, notamment depuis la Guinée et la Gambie.
Ce rapport a été publié moins de 72 heures après l’interception d’une embarcation au large de Dakar, souligne Sud Quotidien.