Un atelier de concertation réunissant le Sénégal, la Gambie, la Guinée et la Mauritanie s’est tenu les 21 et 22 octobre 2026 à Dakar. Organisée par la Fondation Konrad-Adenauer (KAS) et le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), cette rencontre vise à consolider la coopération entre les pays d’Afrique de l’Ouest en matière de gouvernance migratoire, de sécurité et de protection des migrants.
Les défis liés à la migration irrégulière et à la sécurité en Afrique de l’Ouest étaient au cœur des échanges organisés à Dakar les 21 et 22 octobre 2026. À l’initiative de la Fondation Konrad-Adenauer (KAS) et du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), des représentants de quatre pays de la sous-région, à savoir le Sénégal, la Gambie, la Guinée et la Mauritanie, se sont réunis pour réfléchir aux réponses communes à apporter aux dynamiques migratoires.
La rencontre a également mobilisé des représentants d’institutions nationales ainsi que des partenaires spécialisés dans les domaines de la migration, de la sécurité et de la justice. L’objectif était de favoriser le dialogue, de partager les expériences nationales et de renforcer les mécanismes de coopération face à des problématiques qui dépassent les frontières des États.
Une approche concertée des enjeux migratoires
Au cours des travaux, les participants ont approfondi leur compréhension des dynamiques migratoires dans la sous-région et examiné les principaux défis auxquels leurs pays sont confrontés.
Les discussions ont notamment porté sur la gestion des frontières, la coopération policière et judiciaire, le partage d’informations entre les services compétents, la prévention de la migration irrégulière ainsi que la protection des migrants en situation de vulnérabilité.
Ces échanges ont mis en évidence l’importance d’une approche coordonnée, fondée sur la complémentarité des actions nationales et la mise en place de mécanismes de collaboration efficaces. Face à des phénomènes migratoires complexes, la coopération entre les pays d’origine, de transit et de destination apparaît comme un levier essentiel pour apporter des réponses adaptées et durables.
La Feuille de route de Dakar au cœur des travaux

Au-delà du partage d’expériences, l’atelier a permis aux participants de travailler à l’élaboration de la Feuille de route de Dakar, destinée à renforcer la coopération opérationnelle entre les pays concernés.
Cet instrument doit contribuer à définir des priorités communes, à préciser les mécanismes de suivi et à favoriser la coordination des initiatives engagées dans la sous-région. Il ambitionne également de poser les bases d’un dialogue sous-régional durable entre les institutions impliquées dans la gouvernance migratoire.
La mise en œuvre d’une telle feuille de route pourrait ainsi favoriser une meilleure circulation de l’information, une coordination accrue des interventions et une réponse plus cohérente aux défis migratoires et sécuritaires partagés.
Pour une gouvernance migratoire durable en Afrique de l’Ouest
À travers cette initiative, la Fondation Konrad-Adenauer au Sénégal et le CILMI réaffirment l’importance du dialogue institutionnel et de la coopération régionale dans la gestion des migrations.
L’enjeu consiste à dépasser les approches strictement nationales pour privilégier des réponses concertées, tout en tenant compte des impératifs de sécurité, du respect des droits fondamentaux et de la protection des personnes migrantes les plus vulnérables.
Dans une sous-région marquée par des mobilités humaines importantes et des défis sécuritaires transfrontaliers, le renforcement de la coopération entre le Sénégal, la Gambie, la Guinée et la Mauritanie constitue une étape importante vers une gouvernance migratoire plus coordonnée.
La Feuille de route de Dakar pourrait ainsi devenir un cadre de référence pour structurer les efforts communs et inscrire la coopération sous-régionale dans la durée.