Un séminaire de gérontologie pour réfléchir sur la protection des personnes âgées en Afrique

Des acteurs sociaux ont entamé, lundi, à Dakar, un séminaire de gérontologie pour réfléchir sur l’avenir de la protection des personnes âgées en Afrique, dans le cadre de la décennie du vieillissement d’ici 2030, a constaté l’APS.

’’C’était important d’avoir cette séance pour donner des idées aux étudiants, pouvant leur permettre de réfléchir à l’avenir de la protection sociale des personnes âgées en Afrique, dans le cadre de la décennie du vieillissement d’ici 2030’’, a déclaré le président de la société Ouest africaine de la gériatrie et gérontologie, Pr Mamadou Koumé.

Il s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de ce séminaire, de cinq jours, axé sur le thème ‘’couverture sanitaire et sociale des personnes âgées en Afrique : pour quelle prise en charge d’ici 2030’’.

Cette rencontre enregistre la participation des plusieurs étudiants issus des pays d’Afrique de l’Ouest, du centre et Maghreb.

’’D’ici 10 ans, maximum 15, on va atteindre un niveau du vieillissement de la population jamais imaginé et le défi est d’anticiper en toute lucidité, pour que d’ici cette période, nous puissions avoir un système aussi robuste que la France a eu à concevoir pendant au moins 50 ans’’, a-t-il poursuivi.

Selon lui, il y a des pistes de réflexion qui seront organisées au cours de ces séances de formation par des experts français présents au séminaire, sous forme d’atelier, pour accompagner les participants.

’’En gériatrie, pour ce qui concerne les personnes âgées, la guérison à cent pour cent à l’hôpital ne doit pas être envisagé, car il cause la prolongation de la durée du séjour’’, a soutenu Pr Koumé, ajoutant que les soins à domicile doivent les accompagner après leur séjour à l’hôpital.

Selon lui, cette réflexion a pour objectif de permettre aux participants de dire aux autorités comment structurer le domaine des soins à domicile, du fait que tout doit être encadré sur le plan juridique et organisationnel, pour éviter des dérives.

’’Nous allons proposer à l’autorité le cadre juridique, organisationnel, pour pouvoir mieux organiser les soins à domicile, car il demeure assez lucratif’’, a-t-il fait savoir.

Il souligne que le maintien à domicile des personnes âgées demeure un système de protection sociale qu’il faut développer et encadrer.