Les phénomènes climatiques extrêmes ont durement frappé le continent africain en 2025, touchant au moins 13 millions de personnes et causant plus de 3 000 décès, selon le rapport « L’état du climat en Afrique en 2025 » publié par l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
L’organisation onusienne souligne que les catastrophes naturelles continuent d’avoir des conséquences majeures sur les populations africaines et prévient que leur fréquence ainsi que leur intensité devraient s’accentuer sous l’effet du changement climatique. Les communautés les plus vulnérables demeurent les premières victimes de ces événements extrêmes.
D’après les données recueillies par l’OMM, les catastrophes hydrologiques, notamment les inondations, restent les phénomènes les plus dévastateurs pour les populations du continent. Souvent provoquées par de fortes précipitations, elles touchent un grand nombre de personnes et engendrent d’importants dégâts matériels et économiques.
Le rapport indique que toutes les sous-régions africaines sont concernées par les inondations, lesquelles représentent plus de la moitié des événements climatiques extrêmes recensés sur le continent.
En 2025, l’Afrique australe ainsi que les États insulaires de l’océan Indien ont été particulièrement affectés par les inondations, les tempêtes et les cyclones tropicaux. Ces catastrophes ont causé la mort de 459 personnes et impacté plus de 2,5 millions d’habitants.
De son côté, l’Afrique de l’Est a été confrontée à une sévère sécheresse, qui a touché plus de 8,5 millions de personnes, principalement au Kenya et en Somalie.
L’OMM souligne également que les inondations demeurent la principale cause de mortalité liée aux événements climatiques extrêmes. Les catastrophes enregistrées en 2025 ont provoqué de profondes crises socio-économiques, renforçant l’urgence de mettre en œuvre des politiques publiques adaptées et des stratégies de résilience plus efficaces.
Enfin, l’organisation rappelle que l’Afrique se réchauffe à un rythme supérieur à la moyenne mondiale, accentuant davantage les risques climatiques auxquels le continent est confronté.