Le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, transmis à l’Assemblée nationale le 18 septembre, s’inscrit dans le plan de redressement du Sénégal porté par le Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et bénéficie du soutien d’une large partie de l’opinion publique sénégalaise.
Nous, mouvement Kiiraay Diasporas, alertons les quinze députés de la Diaspora sur les conséquences d’un rejet de ce texte pour les Sénégalais de l’extérieur.
1. Nos familles seraient les premières touchées. Sans budget ajusté, le paiement des salaires, des services publics et des subventions est menacé. Quand l’État vacille, c’est la Diaspora qui comble le vide : plus de transferts, plus de sacrifices, pour des proches qui peinent déjà à joindre les deux bouts.
2. Le coût de la vie augmenterait. Un blocage budgétaire risque de retarder l’accord avec le FMI et de fragiliser la confiance des marchés. Cela peut renchérir le crédit, aggraver les tensions sur les prix et réduire le pouvoir d’achat de ceux que nous soutenons.
3. Nos investissements au pays seraient menacés. Logements, commerces, projets familiaux ou associatifs : la Diaspora investit au Sénégal. Une crise budgétaire prolongée fait peser un risque direct sur ces projets et sur l’avenir de ceux qui comptent revenir.
4. Nos droits et nos services seraient mis en péril. La Diaspora a besoin d’un État qui fonctionne, notamment pour son accompagnement consulaire et sa représentation. Un pays sans cadre budgétaire stable ne peut pas les garantir.
Nous reconnaissons le droit des parlementaires à débattre. Mais ce débat ne doit pas se faire au prix de la stabilité du pays.

Nous dénonçons par conséquent l’attitude des députés Pastef qui, en refusant de voter ce texte, placent la fidélité à leur chef Ousmane Sonko au-dessus de leur devoir envers le peuple sénégalais, Diaspora comprise. Élus pour servir les Sénégalais et non pour obéir aux consignes d’un homme, ils trahissent la confiance de leurs électeurs et exposent les salaires, les services publics et la crédibilité du pays. Pour la Diaspora, ces députés godillots, déconnectés de nos réalités et invisibles auprès dans la diaspora. Nous appelons les députés de la Diaspora, et singulièrement ceux de Pastef, à rompre avec cette logique partisane et à voter la LFR 2026.
Coordinateur provisoire de Kiiraay Diasporas