Le nationalisme, synonyme d’un certain patriotisme, qui se nourrit de la xénophobie, représente tout mon combat en politique.
Aimer son territoire ne devrait jamais justifier le mépris des autres; défendre son identité ne devrait jamais permettre le rejet de ceux qui seraient « différents ». Et être fier de ses origines ne devrait jamais conduire à penser que certains individus valent plus que d’autres.
Je refuse toute vision qui érige des murs entre les terriens, et transforme nos particularités en menaces !
Je rejette ces discours qui désignent l’étranger comme un ennemi, et qui font de la haine un instrument de conquête politique !
Le véritable amour de son « pays » ne se mesure ni par la violence des slogans, ni par le cloisonnement.
Il doit jaillir de notre capacité à défendre la dignité de notre prochain, à garantir l’égalité des droits, à entretenir la solidarité et à bâtir une société dans laquelle chacun peut trouver sa place !
Il faut croire en un système qui rassemble plutôt qu’il ne divise, qui émancipe plutôt qu’il n’exclut, qui combat les injustices plutôt que de fabriquer des boucs émissaires. Il faut une politique qui ne cède ni au racisme, ni à la xénophobie, ni aux replis identitaires; mais qui porte haut les valeurs de Fraternité et d’Universalisme.
Je ne combats pas l’amour que l’on peut porter à son « pays » ; je me bats contre l’idée que cet amour autoriserait à haïr les autres !
On peut être attaché à une histoire, à une culture, sans prétendre qu’elles sont supérieures à celles des autres.
On peut défendre son « peuple » sans déshumaniser aucune communauté !
Et l’on peut être profondément engagé politiquement sans jamais renoncer à ce principe fondamental : notre Humanité Commune doit toujours passer avant nos différences.
Le nationalisme incarne tout ce contre quoi je m’engage. Parce qu’il est le réceptacle de toutes les viles pensées, fondées sur le rejet et la division !
Ainsi je refuse que l’origine détermine la valeur d’un être humain.
Mon défi politique n’est pas de consacrer les frontières coloniales, mais plutôt de consolider les ponts entre nos peuples frères.
Et nul ne devrait avoir besoin de désigner un ennemi pour donner un sens à son existence !
Aucune Conviction ne devrait nous faire oublier que, avant d’appartenir à une communauté ou à un terroir, nous appartenons tous à l’Humanité. L’histoire et la science nous l’ont déjà enseigné.
Il faut se mobiliser !!!
Se taire, c’est cautionner !
Pape Kane
Libre penseur